Moi aussi, je suis sexy !

Rudi Vervoort, ministre-président PS de la région bruxelloise, s’est montré un peu froissé de ne pas avoir été invité par le gouvernement fédéral à la conférence de presse sur l’avenir d’Audi. Ce seraient pourtant parait-il, les investissements dans la recherche, la formation et l’innovation des régions et de Bruxelles en particulier, qu’auraient apprécié les actionnaires d’Audi en tout premier lieu. Selon lui, le gouvernement fédéral aurait raté une occasion de montrer que la Belgique, malgré la complexité de ses niveaux de pouvoir, peut être efficace.

En tout cas, les actionnaires des grandes entreprises n’ont qu’à tendre la main et regarder tous ces notables se marcher sur les pieds pour déposer chacun des offrandes à leurs pieds. Oui, pour vider les caisses publiques au profit des actionnaires, ça ne manque pas d’une certaine efficacité…




Les emplois trinquent

Müller, le nouveau PDG du groupe Volkswagen, annonce un nouveau tour de vis dans la politique de « suppression de coûts ». Il veut voir la productivité augmenter de 10 % dès2016. Il continue cependant à démentir les rumeurs qui commencent à enfler en Allemagne que 10 000 emplois seraient menacés. Aucun travailleur CDI chez VW ne doit craindre pour son emploi, prétend-t-il.

Pas sûr qu’il faille le croire sur parole, trop nombreux sont les exemples de plans de licenciements niés jusqu’au dernier moment par les PDG des grands groupes. Et ses paroles n’ont pas de quoi rassurer les 7 000 intérimaires dans les différents sites de VW. Des milliers parmi eux ont déjà été « remerciés » ces derniers mois.

Oui, les actionnaires et dirigeants du groupe se préparent à faire payer les travailleurs pour une crise dont ils ne sont en rien responsables. Il n’y a aucune raison d’être « rassuré », il faut se préparer à se défendre !




Une condamnation scandaleuse

Huit travailleurs du site de Goodyear à Amiens, en France, qui se battaient contre leur licenciement ont été condamné par un tribunal à 24 mois de prisons, dont 9 ferme, pour « séquestration » de deux cadres. A leur sortie après avoir été retenus 30 heures, l’un des deux avait déclaré qu’il n’y avait «pas eu de comportement qui ait porté atteinte à notre intégrité physique». Ils avaient retiré leur plainte, ainsi que la direction. Mais c’est l’État qui a maintenu la sienne.

Il ne s’agit là, pour le tribunal, pour la ministre de la justice, Taubira, pour le président Hollande, que d’un prétexte pour intimider les travailleurs qui veulent se défendre. Tous ces gens, patrons, juges, ministres sont solidaires contre les ouvriers.