En Flandre comme en Wallonie, les réfugiés afghans marchent pour leur cause

Prenant au mot les politiciens belges qui leur prétendent que les Flamands sont plus hostiles à leur cause que les Wallons, le collectif des demandeurs d’asile afghans a décidé, le 11 janvier, de marcher en Flandre pour y faire connaître leur situation et leur combat. Les réfugiés afghans réclament leur régularisation, le droit d’asile pour échapper à leur pays en guerre. Et si bien sur ils ont rencontré, comme en Wallonie, des réactions hostiles à leurs revendications, leur action a aussi fourni l’occasion à de nombreuses personnes de leur exprimer leur sympathie et leur intérêt. Chaque ville traversée a eu ses témoignages de solidarité et de respect, venus de jeunes gens, de familles, d’organisations syndicales ou humanistes. Des repas, des couvertures, des chaussettes sèches leurs ont été fournies par des anonymes qui savent ce que « solidarité » veux dire.

A Merchtem, les 200 marcheurs afghans ont fait une halte devant le domicile de la secrétaire d’état à l’asile, la libérale flamande Maggie de Block, qui assume une ligne d’intransigeance face aux demandes d’asiles des afghans sur le mode « la région de Kaboul est sûre ». Les marcheurs ont symboliquement déposé dans sa boîte au lettre un billet d’avion pour la capitale afghane, dans laquelle les soldats belges eux-mêmes vivent dans un camp retranché.

Pendant que les partis politiques étalent leur pleutrerie ou se vautrent dans la démagogie anti-étranger, le courage et le militantisme de réfugiés afghans, venus de si loin, contribue à rapprocher ces Wallons et ces Flamands qui ont pu vérifier qu’ils n’étaient pas si seuls à désapprouver la politique inhumaine du gouvernement à l’égard des réfugiés.




La réforme de l’Etat : le compte n’y est pas !

Avec le début de l’année, un certain nombre de compétences, comme les allocations familiales, sont transférées du niveau fédéral aux régions et communautés, et avec eux 4366 équivalents temps plein de fonctionnaires.

Dans le micmac généralisé du découpage, il s’avère que le nombre de fonctionnaires nécessaires pour assumer ces tâches n’y est pas du tout. On s’apercevra demain que l’argent nécessaire aura été perdu également quelque part dans le transfert.

Mais voilà le début de ce vaste programme d’austérité déguisé en « réforme de l’Etat ».




Au nom de qui ?

En Flandre, avec la scission de la caisse des allocations familiales, les parents d’enfants handicapés craignent de voir l’allocation majorée pour les enfants handicapés disparaître. En effet, comme par hasard, on voit apparaître des statistiques et comparaisons, comme quoi il y aurait plus d’enfants handicapés en Flandre qu’en Wallonie suggérant qu’une partie des enfants ne devrait peut-être plus être considérée comme tels.

Tous les partis flamands ont prétendu que la réforme de l’Etat serait dans l’intérêt des Flamands. Sauf qu’apparemment, il vaut mieux être un riche Flamand en bonne santé qu’un Flamand pauvre et handicapé…